Elles ont été collectées depuis jeudi soir dans une pétition qui proteste contre l’interdiction faite aux salariés de l’INA de nourrir les chats du site de Bry.
Leur cas avait déjà ému les protecteurs des animaux. Cette fois-ci, ce sont des amis des salariés, touchés par cette histoire, qui viennent de lancer une pétition « sauvons les chats de l’INA » sur deux plateformes digitales différentes. En moins de 72 heures, elle réunissait déjà près de 25 000 signatures. 25 000 personnes dans toute la France qui réclament soins et nourriture pour la quinzaine de chats que compte historiquement le site de Bry. Des félins menacés par les nouvelles directives de la direction de l’Institut national de l’audiovisuel, qui interdit à ses employés de nourrir ces animaux. Les abris pour les chats qu’avait construits une salariée ont même été retirés par l’entreprise.

« Les chats sont abandonnés, ils vont mourir de faim et d’absence de soins » se désole une signataire. « Ces chats sont chez-eux, c’est leur territoire, ils n’ont pas d’autre endroit où aller, défend l’habitante du sud de la France à l’origine de la pétition. Que vont-ils devenir ? »

Violemment mise en cause dans la pétition, l’INA explique que « des rencontres ont eu lieu avec l’association Stéphane Lamart (NDLR : une association de protection des animaux) et plusieurs possibilités d’action sont toujours à l’étude ». Et de confirmer que l’interdiction de nourrir les chats a été prise « pour des raisons d’hygiène et parce que certains salariés se plaignaient de cette présence ».

« Parler de problèmes d’hygiène est absurde, insistent les administratrices du groupe « Justice pour Cookie » qui relaie autant que possible la pétition et tentent elles aussi de sauver ces chats. Le site est immense, les animaux sont installés là depuis des années et il n’y a jamais eu de problème. » Selon ces militants associatifs, la direction de l’INA empêche aussi les associations de venir les stériliser.

« Il faut remédier à cette situation au plus vite, confirme Stéphane Lamart, dont. Nous avons proposé à l’INA de stériliser gratuitement les chats, mais il faut les laisser sur place et les nourrir. C’est la meilleure solution pour que d’autres ne viennent pas, nous le faisons avec beaucoup de mairies, mais l’INA n’avance pas sur ce dossier. Sa direction fait l’autruche. »

Pire, selon « Justice pour Cookie », l’INA refuserait également que les chats soient capturés pour être évacués.

« On ne comprend pas leur logique, poursuit une de ses membres. Pour nous, il y a pourtant urgence : il y a des chattes gestantes (NDLR : en gestation) et des petits. A court terme, ils sont en danger », s’alarme-t-elle. L’association a prévu d’écrire cette semaine à Laurent Vallet, le président de l’INA car, explique-t-on au sein de la structure, « nous ne sommes pas sûrs qu’ils soient au courant de la situation. »

Si l’INA ne répond pas, les membres de « Justice pour Cookie » promettent de porter l’affaire en justice.

Source le Parisien 94

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