Les combats de coqs, considérés par certains comme un « loisir », consistent à faire s’affronter deux coqs préparés aux combats dans un gallodrome. Cette pratique très ancienne reste minoritaire en France, elle se pratique uniquement dans les Hauts de France et régions d’outre mer. On dénombre encore 27 pays où des combats de coqs sont encore organisés, la France reste un des trois derniers bastions européens de cette pratique.

Une méthode douloureuse de préparation

Pour le coq antillais par exemple, on lui déplume le dos, le ventre et les cuisses, la peau est badigeonnée de tafia, (rhum de seconde qualité), et exposée au soleil. Elle se durcit, devient rouge vif et forme une carapace dure et insensible. Tout est fait pour éviter la perte de sang qui affaiblirait l’animal durant le combat.

Les rémiges (grandes plumes de l’aile) sont taillées. Les caroncules (excroissances charnues et rouges qui se voient au front, à la gorge, aux sourcils des oiseaux) sont coupées. La crête est rasée pour ne pas laisser de prises à l’adversaire. Enfin, les ergots sont sectionnés dès les 12 à 14 mois. Les animaux sont également mis à l’isolement ce qui modifie chez eux la notion d’espace vital individuel et lui fait perdre ses capacités de communication avec leurs congénères.

Il existe également des moyens biochimiques (injection d’hormones mâles) ou le recours à des coqs domestiques comme victime lors des entraînements, afin d’affuter l’agressivité des coqs.

Déroulement des combats

Les ergots des coqs sont remplacés par des aiguilles métalliques, ils sont placés dans le ring grillagé et auront jusqu’à six minutes pour se battre. Les combats sont extrêmement violents et vont souvent jusqu’à la mort.

Cette pratique largement controversée est interdite en France sauf dans certaines régions sous couvert de tradition, voici ce que dit l’article 521-1 du Code Pénal :

« Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. »

Ces animaux ne sont pas naturellement agressifs, on les « prépare », on les confronte dans un endroit restreint au milieu de la foule et du bruit, ce qui bien évident créé un stress important chez l’animal et le rend particulièrement hostile à ses congénères.

 

 

Les combats de coqs étant d’une barbarie extrême, l’Association Stéphane Lamart s’y oppose fermement, au même titre que la corrida.

Lorsque l’on voit que la Belgique a interdit ces combats depuis 1929, cela nous rappelle que la France est encore une fois à la traine ! Il ne doit plus exister de dérogations à l’article 521-1 du Code Pénal.

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