NOS ACTIONS DE TERRAIN

Deux ans de prison ferme pour acte de cruauté

22/03/2012


 Le 05 mars 2012, Me Patrice Grillon, avocat de notre association, se présentait au tribunal correctionnel d'Arras (62) pour un acte de cruauté commis sur un jack russel nommé "Nicky" âgé de 4 mois.

L’histoire avait commencé le 4 janvier dernier, lorsqu’un couple se rend chez un vétérinaire qui diagnostique une fracture de la patte à leur chiot. La veille, son propriétaire l'avait projeté violemment et à deux reprises contre le mur pour le punir. Il décide alors de lui faire soigner sa patte, mais face au devis vétérinaire de 350 euros, il récupère l’animal pour éviter d'avoir à payer ces frais générés par l'intervention chirurgicale. Surendetté, le couple connait des difficultés relationnelles mais surtout financières.
Là, tout bascule : il décide de tuer le jack russel et de le mutiler pour récupérer sa puce d'identification afin que personne ne puisse remonter jusqu’à eux.

Une véritable scène d'horreur
L’homme procède alors à l’égorgement de son chien tout en lui plantant une fourchette à viande dans le crâne, afin qu’il ne bouge pas. Lui-même déclarera ensuite qu'il y avait du sang sur le rideau de douche, dans la baignoire et par terre… Le chiot hurle de douleur pendant 15 longues minutes. Le propriétaire de l'animal s'est tellement acharné sur lui que le couteau de boucherie qu'il a utilisé s'est cassé au niveau du manche et de la lame.
Son épouse, ayant peur des représailles de son mari, est contrainte de jeter le corps du chien dans un parking d'un magasin. Les policiers se sont rendus sur les lieux et ont découvert le corps de Nicky, la peau arrachée au niveau du cou, un trou profond au niveau des épaules et d’autres mutilations dont nous vous épargnons les détails.

Chers lecteurs, cette barbarie existe encore de nos jours. Notre souci d’informer se conjugue à celui de nous révolter devant tant de cruauté et de faire condamner leurs auteurs. C’est chose faite concernant cette affaire. Le tribunal correctionnel a déclaré M. S. coupable et l'a condamné à deux ans de prison ferme, à l'interdiction définitive de détenir des animaux et à 300 euros de dommages et intérêts et 200 euros de remboursement de frais de procédure.