NOS ACTIONS DE TERRAIN

Deux nouvelles plaintes contre l’abattage rituel pour acte de cruauté.

22/03/2012


 Alors qu’en cette période d’élections présidentielles, le problème de l’abattage rituel est récupéré et commenté de toute part, il nous semble inacceptable que la souffrance des animaux soit ainsi occultée en lassant la place à ces débats stériles et opportunistes. Nous n’y participons pas mais tenons à continuer notre combat contre cette pratique barbare.
Nous le répétons une nouvelle fois : non étourdi, l’animal reste conscient plusieurs minutes après avoir été égorgé et agonise dans de terribles souffrances. Notre président le rappelait récemment : ce n’est pas l’étiquetage « halal ou casher » qui épargnera ces souffrances aux animaux. Il est donc urgent de recadrer le problème.

Si les consommateurs lisent sur les étiquettes les mots « halal ou casher », ils savent ce que cela signifie pour les animaux. C’est cela justement qu’ils refusent aujourd’hui à 72%. Ce que veulent les Français, c’est tout simplement l’étourdissement de tous les animaux avant leur mise à mort, sans aucune exception comme c’est déjà le cas dans d’autres pays : Suisse, Suède, Norvège et Islande, et bientôt les Pays-Bas.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, notre association et la fondation Assistance aux Animaux viennent de déposer une plainte contre X pour acte de cruauté.

Acte de cruauté
et tromperie sur la marchandise

Cette plainte a donc été déposée devant le procureur de la République de Paris par le biais de notre avocat Me Patrice Grillon.
La réglementation relative à l’abattage rituel est issue d’un décret, alors que les sévices graves et actes de cruauté sur les animaux ont été prévus par la loi. Comment un simple décret peut-il contrevenir à une disposition votée par le Parlement ?
Aussi, le fait d’égorger un chien ou un chat constitue indubitablement un acte de cruauté ou un sévice grave au sens de l’article 521-1 du Code pénal et des jurisprudences, le fait de mettre des coups de couteaux dans le corps de malheureux veaux, vaches, agneaux, chevaux pour les blesser ou les tuer le sont tout autant.

Ces images sont terribles, mais nécessaires pour comprendre ce que les animaux subissent pour finir dans notre assiette. Cela suffit comme ça. Refuser d’ouvrir les yeux c’est être complice.

La souffrance de l’animal
Le savez-vous ? il s’écoule de longues minutes avant qu’il ne soit mort, juste après la saignée. De longues minutes pendant lesquelles il se débat, pris d’une panique souvent très violente, alors qu’il s’étouffe. Selon les animaux, certains s’adaptent mal dans ce box rotatif qui leur est réservé. La bête se débat, le sang jaillit et coule de toute part, dans ses yeux exorbités, dans ses narines alors qu’il tente encore de respirer en poussant des râles que peu d’entre nous ne pourraient supporter.
Pire encore : Il arrive aussi que le couteau n’ait pas toujours la taille voulue selon la grosseur du cou de l’animal ou même qu’il ne coupe pas toujours suffisamment. Le sacrificateur doit alors cisailler la gorge, ce qui provoque de terribles douleurs supplémentaires.

Un rapport bien dérangeant
Remis aux autorités en novembre 2011, ce document de 54 pages, rédigé par dix experts et hauts fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, contient une vérité bien ennuyeuse : les Français ont progressivement, et sans le savoir, été mis au régime halal ou casher. Il révèle que plus de la moitié des bovins, ovins et caprins tués en France le sont suivant un mode d'abattage rituel, halal ou casher. Ce qui signifie que les animaux sont saignés alors qu'ils sont encore conscients.
Les extraits de ce rapport, accessibles sur Internet, montrent clairement combien les animaux souffrent dans les abattoirs.