Lundi 19 septembre, six mois de prison avec sursis ont été requis lundi contre un habitant de La Chevrolière, qui était jugé en son absence devant le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir laissé mourir ses animaux dans une grange située aux Pourières, à Couffé, entre janvier 2015 et janvier 2016. Le procureur de la République a également demandé à la juge de prononcer une interdiction de détenir tout animal pendant cinq ans à l’encontre de ce jeune de 25 ans jusqu’alors inconnu de la justice.

L’épouse et un ancien salarié de cet entrepreneur spécialisé dans le bois de chauffage avaient en effet retrouvé un véritable « charnier » dans un hangar qu’utilisait le prévenu : des cadavres de chiens, de lapins, de poules et de pigeons avaient été découverts sur place.

Un malinois et un rottweiler dénutris avaient également été retrouvés attachés à un poteau, avec très peu de longueur de laisse, alors qu’ils se trouvaient pourtant à proximité de nourriture qui leur était destinée.

Les associations Stéphane Lamart et Urgence Maltraitance Animale, qui se sont constituées parties civiles, ont demandé pour leur part au tribunal d’interdire définitivement au prévenu de détenir un animal.

Outre ces « sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif », cette « privation de nourriture ou d’abreuvement » et cette « utilisation d’un mode détention inadapté », il est également reproché à ce cariste une « tentative d’escroquerie », commise à Aigrefeuille sur Maine au printemps 2015 au préjudice de son assureur, au sujet du vol d’un tracteur. Le prévenu était alors criblé de dettes, selon les éléments du dossier.

Le tribunal correctionnel de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision le 7 novembre.

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