Il y a tous ces animaux hébergés au foyer de l’association, en Normandie. Et puis ceux recueillis en urgence, parce que la situation l’exigeait. « Au début de la semaine, deux femmes ont abandonné leur chien à l’aéroport d’Orly, parce que ses vaccins n’étaient pas à jour, et qu’il ne pouvait pas venir avec elle à l’étranger », s’indigne Stéphane Lamart, président de l’association du même nom, spécialisée dans la protection animale.

Des chats et chiens qu’il faut placer, dans des familles d’accueil, en attendant leur éventuelle adoption. Une tâche particulièrement malaisée en cette période estivale. « Certains de nos accueillants emmènent les animaux qu’ils abritent en vacances, mais beaucoup nous les laissent, explique Stéphane Lamart. Résultat : nous hébergeons actuellement environ 90 chiens, et une soixantaine de chats. »

Afin de libérer de la place dans ses propres locaux, l’association leur cherche donc de nouveaux points de chute. Nul réel critère pour se porter volontaire, mais du simple bon sens. « Il faut évidemment aimer les animaux, et avoir un peu de temps à leur consacrer, détaille Stéphane Lamart. Beaucoup d’entre eux ont subi des mauvais traitements et sont apeurés, lorsqu’ils arrivent dans leur famille d’accueil. »

A l’image des trois « chatonnes » hébergées par Danielle l’an dernier. « Elles étaient craintives, et sentaient la poubelle, se souvient-elle. Mais, après quelques semaines dans un cadre calme et serein, elles ont fini par se tranquilliser. »

Cela fait environ un an que cette retraitée, habitante d’Ivry, offre l’hospitalité à des animaux en attente d’adoption. « J’ai un petit pavillon, alors je ne prends que des chats, commente-t-elle. Ils restent deux ou trois mois en moyenne. Lorsque ce sont des petits, je m’occupe de les faire pucer et vacciner. Quand ils sont grands, de les faire stériliser. »

C’est l’association qui prend en charge les frais vétérinaires. Tout comme l’achat de nourriture ou de litière. « Tout est fait pour que l’investissement soit le moins lourd possible pour les familles, affirme Stéphane Lamart. Ce sont elles qui décident du type d’animal qu’elles souhaitent accueillir, de la durée du séjour… Tout ce que nous leur demandons, c’est de les traiter correctement. »

Le Parisien94

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