oiesaslNotre association apprend par le journal « L’union », l’intention de M. Alain BERNARD, maire de la ville de Monthermé dans les Ardennes, de tuer les oies bernaches des bords de Meuse. Ces dernières dégraderaient la nouvelle halte fluviale de par leurs déjections, et auraient « coursé » une touriste.

Scandalisé par cette situation, Stéphane Lamart, qui connait bien Monthermé pour avoir vécu huit ans sur cette commune, contacte immédiatement le maire. Celui-ci, ouvert au dialogue, conclut en promettant que si une solution est possible pour éviter cette éradication, il en prendrait note et l’appliquerait, malgré le classement de ces oies comme nuisibles. Ne pouvant tolérer un tel massacre, Stéphane Lamart propose au maire des alternatives pour gérer la surpopulation de l’espèce : prise en charge des stérilisations, évacuation d’une partie des animaux vers des fermes pédagogiques, puis de trouver un espace adapté sur la commune pour les quelques spécimens restants.

Une argumentation qui tombe à l’eau…

Comme le dit M. Bernard ULRICH, président du Centre d’Assistance des Oiseaux de Poix-Terron et de Nature & Avenir de Rethel, « Ce sont des herbivores. Leurs déjections sont composées de 90 % d’herbe. Ce sont un peu comme des tondeuses à gazon ». L’argument principal de la municipalité semble par conséquent tomber à l’eau… Tuer ces herbivores sans défense serait aussi cruel qu’inefficace. Les animaux massacrés seront tôt ou tard remplacés par d’autres spécimens qui se reproduiront à nouveau et la mairie reviendra à la case départ.

Finalement, l’hypocrisie du maire l’emportera, car les quelques 80 oies bernaches de Monthermé seront tuées sur son ordre le lendemain et de préférence de nuit à l’arme à feu, équipée de silencieux pour éviter que les riverains opposés à la tuerie soient avertis par le bruit. La chanteuse STONE n’a pas manqué de réagir en faisant savoir son indignation.

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