La direction de l’Institut national de l’audiovisuel a annoncé le retrait des abris pour les chats errants et demande aux salariés de ne plus les nourrir. Une situation qui crée l’émoi de l’association Stéphane Lamart.

Démolir les abris construits par une salariée et demander expressément à tous les salariés d’arrêter de nourrir les chats. Voici la solution d’urgence préconisée par la direction de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) de Bry, pour mettre un terme à la « sédentarisation » d’une quinzaine de chats errants sur le vaste site de l’entreprise.

Des animaux peu nombreux mais dont se plaignent certains salariés, notamment quand ils souhaitent déjeuner dehors sur les tables de la restauration collective. Le problème a été soulevé avec toutes les instances du personnel, notamment en comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Mais la solution de la direction fait bondir la salariée qui s’occupe de ses chats et l’association de défense des animaux Stéphane Lamart. « L’entreprise fait les choses à l’envers, au lieu de penser d’abord stérilisation et vaccination, elle veut imposer aux salariés de priver de soins les animaux, ce n’est pas envisageable », tempête Stéphane Lamart, qui propose de prendre la stérilisation des chats à sa charge si un partenariat s’engage avec l’INA. « Moi j’en ai déjà stérilisé 17 de ma poche ses dernières années, et j’ai fait adopter tous ceux que j’ai pu », raconte non sans émotion la salariée qui nourrit les chats et a construit leurs abris.

Les chats présents sur le site viennent à l’origine des studios de Bry. « Déjà du temps de la SFP, ils avaient mis des chats sur place pour que les souris et les rats ne rongent pas tous leurs câbles électriques », se souvient la salariée. Depuis, vu la taille du site de l’INA, ses grandes étendues d’herbe et sa partie boisée, les chats s’y plaisent. Leur « nourriceuse » leur a fabriqué des abris avec des caisses en polystyrène et leur apporte croquettes et pâtée tous les jours. « En les affamant, ils ne vont pas partir, ils vont quémander auprès des salariés, ce qu’ils ne vont pas apprécier », défend l’amoureuse des chats.

La direction, elle, assure qu’elle souhaite agir « dans le respect de la condition animale » et annonce le retrait cette semaine des abris. Elle a déjà consulté plusieurs associations pour trouver « la meilleure solution possible » et a programmé un rendez-vous avec l’association de Stéphane Lamart. « Notre objectif est de respecter les consignes de salubrité sur un lieu de travail, défend l’INA. Parallèlement nous allons voir comment les faire stériliser ou recueillir, suivant ce que les associations vont nous conseiller. »

Source Le Journal Le Parisien 94

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