Monsieur,

Nous sommes des centaines de milliers de Français qui comme moi attendaient un geste de votre part, une attention, une compassion, une conscience, une éthique, afin que vous soyez NOTRE Président. Ce n’est pas le cas…

Monsieur, j’ai l’immense regret de vous informer qu’aujourd’hui, dans nos cœurs, vous n’êtes pas notre Président.

Tous ces Français dont je parle ont un point commun : le respect de la vie, notamment de la vie animale. En vous élisant, nous attendions, nous espérions… mais rien, absolument rien, vous n’avez absolument rien fait en faveur des animaux.

Pire, vous osez rétablir les chasses présidentielles !

Vous avez fondé votre mouvement : « En marche », mais dans quelle direction marchez-vous ?… Pas la nôtre tant que vous n’aurez pas intégré une valeur fondamentale pour tout être humain — qui plus est pour un Président de la République —, celle du cœur. Votre influence, votre position à la tête de l’État vous offrait la possibilité d’ouvrir les consciences, de faire évoluer nos mentalités au-delà du pouvoir du fric et du rendement.

Pourquoi vous obstinez-vous à maintenir la condition animale dans autant de souffrances DANS VOTRE PAYS ?

Je ne parlerai ici que de quelques cas, tant sont nombreuses les souffrances imposées aux animaux :

La chasse présidentielle, la chasse à coure, et d’ailleurs, la chasse tout court en tant que divertissement : Monsieur, vous qui osez réintroduire la chasse présidentielle, avez-vous conscience qu’un animal poursuivi réagit avec autant, sinon plus de stress qu’un humain, parfois même au point de ne pas hésiter à se noyer épuisé ?

Avez-vous conscience de la douleur qu’il ressent lorsque les chiens lui tombent dessus ou lorsqu’il est blessé par balle ?

Faut-il vous rappeler combien notre pays est en retard dans ce domaine, comparé à d’autres qui ont depuis longtemps interdit ces massacres ?

Nous réclamons l’abolition des chasses présidentielles et des chasses à coure. Nous réclamons une législation plus stricte pour les autres chasses, jusqu’à son abolition en tant que « sport » ou « divertissement ».

Les abattoirs :

Tout le monde le sait, des animaux y sont abattus dans la plus grande cruauté. Nous voulons que des caméras soient non seulement installées dans tous les abattoirs, mais que les images enregistrées soient contrôlées régulièrement — notamment par la DDPP — et puissent être exploitées par les organismes de protection animale afin de servir de preuves en cas de procès pour des faits d’actes de cruauté ou de mauvais traitements commis sur des animaux avant leur abattage.

L’abattage rituel :

Nous vous demandons d’interdire l’abattage rituel sans étourdissement, que nous demandons déjà depuis des années. Allez demander à tous ceux qui sont sensibles à la cause animale, ils vous répondront tous la même chose : « Égorger des animaux au nom d’une religion, mais dans quelle siècle vivons-nous pour encore tolérer cela ? » Une fête religieuse ne devrait-elle pas être sous le signe du partage et non sous celui du cauchemar ? Je rappelle qu’en 2010 déjà, nous étions près de 73% de Français à refuser l’abattage rituel sans étourdissement. N’est-il pas grand temps d’agir en ce sens ?

La corrida :

Comment peut-on encore oser mettre les pieds dans une arène aujourd’hui ?, dans cette véritable boucherie à ciel ouvert où les animaux y sont littéralement torturés pour l’unique bon plaisir de l’homme ? Il faut en finir avec cette perversion. Il faut en finir avec cette violence gratuite. Il faut en finir avec tous ces jeunes auxquels on apprend à massacrer un animal et l’art de lui planter un poignard dans les flancs, ces jeunes qu’on autorise à assister à des mises à mort en public.

En tant que président, vous avez la possibilité d’être écouté, d’être influent, de faire avancer les choses dans ce domaine.

En avez-vous la volonté ?

Alors seulement, Monsieur, vous deviendrez « le Président de la République Française». Je ne doute pas de votre intelligence, de votre réactivité, de votre sensibilité, de vos compétences, mais nous vous demandons, pour le moins, qu’elles soient au service de nobles valeurs que nous partageons par centaines de milliers dans notre pays.

Je vous prie de croire, Monsieur, en mes respectueux hommages et en mon espérance partagées avec tous.

Stéphane LAMART

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