Qu’est ce que l’abattage rituel ?

L’abattage rituel consiste à laisser les animaux dits de « boucherie » se vider de leur sang. L’animal conscient est alors immobilisé et sa gorge est tranchée. Avec la cadence imposée aux salariés et leur manque de formation, les loupés sont malheureusement fréquents. La souffrance de l’animal est de longue durée. Elle a été étayée par des professionnels de la santé animale, il est scientifiquement prouvé que l’animal agonise jusqu’à 14 minutes avant de rendre son dernier souffle.

Crédits : Neil Robinson

Que nous dit la législation ?

Le Code rural, dans son article R. 214-65 rappelle que : « Toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrances évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort ». Toutefois, il existe des exceptions…

Les représentants du culte israélite (pour la viande « casher ») et du culte musulman (pour la viande « halal ») bénéficient d’une dérogation dans l’article 4.4. : « Pour les animaux faisant l’objet de méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux, les prescriptions visées au paragraphe 1 ne sont pas d’application pour autant que l’abattage ait lieu dans un abattoir ». Cette dérogation leur permet donc de ne pas étourdir les animaux avant leur mise à mort, et d’être égorgés dans un établissement d’abattage par un sacrificateur agréé par le Grand Rabbinat pour l’abattage israélite, et par l’une des trois Mosquées de Paris, Évry ou Lyon pour l’abattage musulman.

Aujourd’hui, 72% des français désapprouvent la dérogation permettant de ne pas étourdir les animaux selon un sondage menée par l’IFOP.

Des consommateurs de viande dupés

La règlementation actuelle n’impose pas que la viande soit estampillée « halal » ou « casher », leur origine n’est donc pas toujours certifiée. De ce fait, les viandes issues de l’abattage classique et de l’abattage rituel peuvent se retrouver dans le même circuit sans que le consommateur en soit informé…!

Qu’en est-il à l’étranger ?

Plusieurs pays ont interdit cette pratique comme la Pologne en 2013 et le Danemark en 2014 ainsi que la région des Flandres (Belgique) en 2019.

Les Pays-Bas ont durci leur législation (si l’animal est encore conscient au bout de 40 secondes, il doit être étourdi). Alors la question est la suivante : la France décidera-t-elle enfin de suivre l’exemple de ses voisins européens ?

L’Association Stéphane LAMART est bien entendu favorable à l’étiquetage permettant d’identifier le mode d’abattage des animaux afin que les consommateurs puissent bannir de leurs assiettes la viande issue d’animaux égorgés sans étourdissement.

À terme, nous souhaitons que l’ensemble des animaux soient étourdis sans qu’aucune distinction ne soit faite au nom de la religion. Les animaux ne méritent pas de faire les frais de nos croyances et de nos habitudes alimentaires. Quoi qu’il advienne, nous ne cesserons d’interpeller le gouvernement sur ce sujet, comme nous le faisons depuis des années.

Nous vous invitons à consulter le site abattage rituel dont l’Association est partenaire aux côtés de toutes les grandes associations de protection animale.

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