La chasse aux trophées est une chasse dite « sélective » très répandue en Afrique du Sud pratiquée par des humains qui consiste à tuer le gros gibier à des fins récréatives et caractérisée par la volonté d’attester et de commémorer le succès de cette pratique, grâce à l’exhibition d’un trophée, en l’occurrence d’une partie de l’animal chassé.

Que ce soit des lions, des éléphants ou des rhinocéros, de nombreuses espèces sont menacées par cette pratique qui est promue par de nombreux chasseurs.

Dans des réserves africaines, des organisateurs de chasse aux trophées prolifèrent. Des clients venus du monde entier se déplacent dans les plaines africaines afin de traquer des animaux pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Parmi eux, en 2016, un homme d’affaires est venu spécialement des Etats-Unis pour traquer un éléphant. En effet, selon le récit relaté par National Geographic, l’homme d’affaires a rencontré Felix M, organisateur de chasse aux trophées afin d’organiser sa traque.

Pour pister l’animal, en l’occurrence un pachyderme, Felix M emploie Dam, un membre de la communauté locale, connaisseur de la réserve depuis de nombreuses années. Pour se faire discret, les trois individus se déplacent contre le vent, des traces de pas gigantesques provenant d’éléphants apparaissent, le trio approche et finit par rencontrer un groupe de trois pachydermes, l’un d’eux le plus âgé se trouve à l’écart, c’est lui que les trois hommes souhaitent abattre pour le plaisir.  

L’homme d’affaires, client de Monsieur Felix M se m’est à terre, à genoux avec son fusil en main à une quinzaine de mètres de l’animal et décide de faire feu et d’abattre l’animal. Une fois l’animal abattu, la chaire de ce dernier est redistribuée à la population locale, quant aux défenses de l’éléphant, elles rejoignent la salle des trophées du chasseur. Comment justifier une telle pratique alors que la population des grands mammifères dans les zones protégées en Afrique et partout dans le monde a diminué de plus de 60% entre 1970 et 2005 ?

35 000 pachydermes décèdent chaque année en Afrique, d’après l’ONG Wildlife Angel. Selon WWF, il resterait aujourd’hui seulement 415 000 éléphants en Afrique.

Pour les chasseurs, payer 70 000 euros pour traquer et tuer un animal permet de contribuer à la gestion des réserves et à la préservation de l’espèce.                                                    

Les éléphants ne sont bien évidemment pas les seuls à être victimes de la chasse aux trophées, cette dernière concerne aussi les lions, elle est d’ailleurs très réputée par les chasseurs. Dans de nombreuses régions d’Afrique, cette pratique qui permet à des riches hommes et femmes de pouvoir tuer en toute impunité des espèces menacées provoquent des conséquences incommensurables. La diminution drastique des populations félines entre autres.

Un autre phénomène prend de l’ampleur et contribue amplement à la disparition des populations de lions, celui de l’élevage de lions, élevés en confinement pour être ensuite chassés en espace clos. Il resterait aujourd’hui entre 20 000 et 25 000 lions sauvages en Afrique. Sur les vingt mille lions qui peuplent encore le continent africain, près de la moitié pourrait disparaître d’ici à vingt ans, selon une étude publiée par le magazine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Plusieurs centaines de lions meurent annuellement en Afrique à la suite de cette pratique barbare. En 2017, selon 30 millions d’Amis, 8 000 lions auraient été détenus en élevage en Afrique du Sud. Dès leur plus jeune âge, les lions sont séparés de leur mère, utilisée principalement pour la reproduction, ils sont ensuite exposés aux yeux des touristes qui peuvent les caresser, prendre des photos, des vidéos en leur présence. Une fois l’âge adulte arrivé, « la chasse en boite commence » : des riches touristes « chasseurs » payent d’importantes sommes d’argent, plusieurs dizaines de milliers d’euros afin de venir dans ces élevages pour abattre les fauves. Les carcasses des animaux sont ensuite vendues illégalement dans des pays d’Asie pour permettre l’élaboration de produits ayant un prétendu pouvoir de guérison.

Sources :

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1077/lions-en-danger-stop-a-la-chasse-aux-trophees

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1077/lions-en-danger-stop-a-la-chasse-aux-trophees

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/12544-chasse-aux-trophees-lafrique-du-sud-veut-legaliser-lexportation-de-carcasse-de-lions-e/

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