L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’Utilité Publique, sera présente mardi 21 mai 2019, à 13 heures 30 au Tribunal de Police de Créteil dans le cadre d’une affaire de mauvais traitements infligés sur un cheval, dans laquelle elle avait déposé plainte et s’était constituée partie civile.

cheval

MÀJ : Lors du jugement de ce jour, 21 mai 2019 à 13h30, le prévenu a été reconnu coupable des faits reprochés. Le juge a prononcé une peine d’amende de 150 euros ainsi que 400 euros de dommages et intérêts et de 100 euros au titre de frais judiciaires.

Le 19 novembre 2017, Stéphane LAMART a déposé plainte contre le propriétaire d’une dizaine d’équidés, accusé de les détenir dans de mauvaises conditions sur un terrain vague de la commune de Valenton (94).

Grâce à la mobilisation du voisinage, qui s’était plaint des mauvais traitements que le propriétaire, quinquagénaire, avait infligé aux chevaux, la Direction Départementale de la Protection des populations (DDPP) du Val-de-Marne s’était rendue à deux reprises en février et avril 2018 sur les lieux et a pu confirmer dans un rapport transmis à la justice que le terrain était inapproprié pour les animaux, en évoquant l’absence d’abri sur le terrain, qui était en plus jonché de détritus dont certains peuvent être cause de blessures. La DDPP déclare également dans son rapport que la vérification d’identité sur une partie des équidés n’a pas pu être effective puisque certains d’entre eux n’avaient pas l’habitude d’être approchés par l’homme.

Stéphane LAMART, Président de l’Association, s’était donc rendu sur les lieux le 18 novembre 2017 avec l’officier de police judiciaire et ont pu constater ensemble la présence d’un cheval blanc, ensanglanté prénommé Falco Lil Del Rosos âgé de 4 ans pris au piège par une gouttière, blessé grièvement au niveau du postérieur gauche.

Pour se défendre, lors de son audition, le propriétaire a avoué à la police judiciaire qu’il était au courant des blessures de son animal, mais qu’elles n’étaient pas graves, alors même que le vétérinaire a administré au cheval 4 anti-inflammatoires et 1 analgésique aussi puissant que la morphine, ce qui prouve l’état préoccupant dans lequel était l’équidé.

De ce fait, l’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux » avait donc déposée plainte et s’était constituée partie civile dans cette triste affaire, laquelle sera présente mardi à l’audience, au Tribunal de Police de Créteil à 13 heures 30, représentée par notre juriste, Laura MADURO et par notre avocat Maître Patrice GRILLON.

Ils demanderont l’interdiction de détenir un animal domestique pendant trois ans ainsi que la confiscation et la remise du cheval à l’Association Stéphane LAMART et demandera sur les fondements des dispositifs de l’article 475-1 du Code de Procédure pénale 500 euros de frais judiciaires ainsi que la somme de 2 000 euros de dommages et intérêts.

Photo d’illustration.

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