L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’Utilité Publique, sera présente lundi 6 mai 2019 à 8 heures 30, devant le Tribunal Correctionnel de Béziers (34), dans une affaire d’acte de cruauté infligé sur une chienne au niveau du Canal du Midi, dans laquelle elle avait porté plainte et s’était constituée partie civile.

MÀJ : Il a été proposé une peine de 70 heures de travaux d’intérêts généraux à accomplir dans un délai de 18 mois sous peine d’un mois de prison et une interdiction définitive de détenir un animal. Notre avocat, Maître Patrice Grillon a insisté sur la légèreté de la peine, le prévenu sera donc convoqué dans quelques mois devant le tribunal dans une audience classique avec débat contradictoire pour répondre de ses actes.

Le 29 juin 2018, des promeneurs avaient découvert un homme se faisant passer pour un badaud, sur l’une des berges du Canal du Midi à Agde, en train de repêcher une chienne ligotée à proximité de la déchetterie. Il les avait rassurés en leur disant qu’il allait directement emmener l’animal souffrant chez un vétérinaire.

Canal du Midi
Crédits : Hérault Tribune

Or, il n’y avait depuis ce jour plus de traces de l’animal, ni de son propriétaire. La mairie d’Agde avait donc lancé un appel à témoin, et le commissariat avait ouvert une enquête pour retrouver le mis en cause. Après avoir contacté les vétérinaires du secteur, l’un d’eux avait confirmé avoir soigné seulement le 5 juillet, la chienne nommée Daisy, qui était « en mauvais état de santé ». De plus, le propriétaire lui aurait demandé de l’euthanasier.

Grâce à la puce de Daisy enregistrée chez ce vétérinaire, la police a pu interpeller son propriétaire, agathois de 46 ans, à son domicile. Il a directement été placé en garde a vue et a reconnu les faits. Il avait tenté de se débarrasser de sa chienne à plusieurs reprises, causant du tort à son ex-femme qui « ne voudrait plus lui confier les enfants, car ils reviennent couverts de poils ». Il avait donc fait appel à la Société Protectrice des Animaux (SPA) et à la fourrière, qui auraient refusé de recueillir l’animal par manque de place. Il a donc pris la décision de lui administrer des somnifères « pour adoucir son agonie et ses souffrances » et de la tuer en la noyant, les membres ligotés. Heureusement, l’eau a ranimé Daisy, et elle a pu se débattre et nager jusqu’à l’autre berge.

Canal du Midi
Crédits : Hérault Tribune

De ce fait, l’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux » avait déposé plainte en juillet dernier pour acte de cruauté dans cette affaire, et s’était constituée partie civile.

Sur les fondements des dispositifs légaux relatifs aux actes de cruauté, notre avocat au barreau de Paris, Maître Patrice GRILLON sollicitera lors de l’audience de lundi, à 8 heures 30, devant le Tribunal Correctionnel de Béziers, 2 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 200 euros au titre de frais judiciaires, en rappelant qu’en terme de condamnation pénale, le prévenu est susceptible d’encourir 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende.

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