L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’Utilité Publique, a été présente lundi 1er avril 2019, à 14 heures, devant la Cour d’appel de Paris dans le cadre de la célèbre affaire des animaleries du quai de la Mégisserie pour laquelle elle s’était constituée partie civile.

Lors de perquisitions réalisées à la demande du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Paris qui ont eu lieu en 2014 dans 8 animaleries des quais de la Mégisserie, les fonctionnaires de police avaient découvert plusieurs espèces d’animaux détenues dans de très mauvaises conditions. En effet, des centaines de chiens et de chats étaient privés d’eau propre et potable, enfermés dans des cages dans des sous-sols humides ou dans des containers en plastiques ouverts.

Des centaines de chiens et de chats étaient gravement malades, certains avaient attrapés le coryza, des pathologies neurologiques, des déficiences respiratoires. Un berger allemand femelle mort avait même été découvert dans un réfrigérateur d’une des animaleries. Les cages d’oiseaux étaient trop vétustes et surpeuplées, des traces de blessures chez les pigeons dues au stress avaient été observées, une surpopulation de rongeurs avait été également constatée.

Les différents établissements méprisaient et ne respectaient pas les règles d’hygiène, des plafonds au-dessus des oiseaux étaient détériorés, le manque de climatisation dans les animaleries était constaté, les sous-sols étaient humides avec de l’eau stagnante. Plusieurs animaux avaient même dû être euthanasiés.

Outre les mauvais traitements, c’est un véritable trafic qui était organisé, les animaleries achetaient les animaux dans les pays de l’Est, sans aucun suivi vétérinaire viable, les certificats des animaux étaient en plus erronés et falsifiés.

Les mis en cause avaient lors d’une première audience en 2015 été condamnés pour différents chefs d’inculpations dont escroquerie, exercice illégal de la médecine des animaux ou encore complicité de tromperie ou de mauvais traitements sur des animaux. Ces derniers ont fait appel de la décision du Tribunal.

Notre Association s’était donc constituée partie civile dans cette affaire qui a été de nouveau jugée, devant la Cour d’Appel de Paris le lundi 1er avril 2019 à 14 heures en présence de notre avocat au barreau de Paris, Maître Patrice GRILLON.

Nous portons toute notre espérance dans le fait que face à ce trafic d’ampleur avec multitude de mauvais traitements, des condamnations exemplaires seront prises lors de l’audience du 1er avril.

Nous sommes en attente de la décision du Tribunal.

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