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Le mardi 2 mars à 5 heures du matin, deux eurodéputés Caroline Roose (EELV), Manuel Bompard (LFI) tous deux membres de la commission d’enquête sur le transport des animaux du Parlement européen et un huissier se sont rendus devant l’abattoir de dindes dans le Cher accompagné de L214. L’objectif était d’observer les conditions de transport des volailles qui doivent être abattues pour consommation dans cette structure. En effet, cet établissement, propriété du groupe LDC (marque Le Gaulois) avait déjà été visé par une enquête en décembre 2020. Alors que la préfecture avait affirmé que l’abattoir avait réalisé les changements adéquats, des vérifications s’imposaient.

Les eurodéputés ont demandé à rencontrer la direction et de visiter les lieux. Cette même direction, a affirmé que tout était en règle mais a refusé catégoriquement de montrer la chaîne d’abattage.

Après plusieurs heures d’attente sur place, quatre camions sont arrivés simultanément pour décharger les dindes à l’abattoir. Le constat est sans appel : les conditions de transport ne respectent toujours pas la réglementation européenne. Les dindes sont entassées dans des caisses trop petites et très basses où elles ne peuvent pas rester debout, les caisses sont empilées les unes sur les autres. Les dindes se retrouvent alors dans une position inconfortable et douloureuse, où l’air se fait rare et dans laquelle leurs ailes peuvent se retrouver coincées dans les grilles. À cause de ces conditions de transport catastrophiques, les animaux peuvent subir un stress thermique en ayant des difficultés à réguler leur température, entraînant parfois la mort. C’est pour cette raison que de nombreuses dindes n’ayant pas survécu au transport ont été retrouvées dans des poubelles de l’abattoir.

L’Association Stéphane Lamart se joint à la plainte de L214 et nous attendons maintenant le procès-verbal de constat dressé par l’huissier pour compléter la plainte déposée en décembre dernier et faire remonter cette affaire à la Commission européenne afin que des mesures plus drastiques soient mises en place. En parallèle, l’Association Stéphane Lamart va porter plainte pour complicité contre la coopérative d’élevage et contre l’abattoir de Blancafort, une procédure qui est une première dans le domaine de la protection animale.

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