L’Association Stéphane LAMART a rencontré à Paris la direction du bon coin.

Notre avocat Patrice GRILLON et Me Nadine GHORAYEB , membres du conseil d’administration de l’Association Stéphane LAMART, accompagnés par moi-même avons été invités par la direction du site Le Bon Coin à une rencontre le 14 février dernier.

Le but était qu’ensemble, nous dressions un bilan sur certains dysfonctionnements, certains abus, certaines dérives, et que, forts de notre expérience, nous lui proposions nos idées pour améliorer la rubrique dédiée à la vente et aux dons d’animaux.

Sans aller à l’extrême qui, dans l’idéal, serait la suppression pure et simple de cette rubrique « animaux », nous avons d’abord orienté nos propositions sur le renforcement de la sécurité.

Pour chaque vente ou don d’animaux, nous proposons la création d’un dossier de certification téléchargeable sous forme de PDF imprimable, que chaque vendeur ou donneur aurait à remplir en fournissant diverses informations avec l’obligation de fournir sa propre identité et ses coordonnées, mais aussi l’identification, l’état de santé et la provenance de l’animal concerné avec un certificat vétérinaire.

Ainsi, chaque acquéreur posséderait un document signé, une sorte de garantie, qui lui permettrait de pouvoir se retourner contre le cédant en cas de litige ou de vice rédhibitoire. Cela serait en outre une protection supplémentaire pour l’animal concerné.

Nous avons aussi proposé au Bon Coin d’interdire et de retirer de son site la vente d’animaux appartenant à une espèce protégée. Certains annonceurs vendent des animaux dont l’espèce est protégée, comme des hérissons… L’interdiction de ces ventes renforcerait leur protection.

Dans le même ordre d’idées, nous avons proposé au Bon Coin la déclaration systématique aux services du FISC de tous les vendeurs.

Car beaucoup de particuliers font reproduire leur animal dans le seul but de vendre chiots ou chatons et d’arrondir leurs fins de mois. Ceci permettrait d’une part qu’ils soient taxés par l’État et d’autre part de les limiter dans cette reproduction intensive désastreuse pour les animaux.
Grâce à cette mesure, tous ces vendeurs réguliers d’animaux pourraient être identifiés.

Nous avons d’ailleurs suggéré au Bon Coin la fermeture pure et simple de la rubrique « Dons ».
Les personnes qui « donnent » leur animal ne payent aucun frais . Nous estimons que cela engendre certaines dérives : abandon d’un animal sous tous les prétextes et déresponsabilisation, manque d’informations sur la provenance et sur le devenir de cet animal…,c’est une porte ouverte sur tout et n’importe quoi.

Voilà résumé ci-dessus ce que nous avons proposé.
Au niveau de l’État, certaines mesures sont en train de se mettre en place contre la fraude, grâce notamment à une loi parue en novembre 2018, mais nous avons demandé la même application pour la protection des animaux. Il était important voire indispensable que nous insistions sur ces points en proposant de telles mesures à un site comme Le Bon coin, l’un des plus gros carrefours de la vente et des dons d’animaux sur Internet.

Ceci afin de réduire la commercialisation, les abandons et les mauvais traitements infligés aux animaux qu’on traite comme de la marchandise.

Je vous rappelle que c’est la direction du Bon Coin elle-même qui nous avait conviés à cette rencontre. Nous avons donc accepté de leur présenter les choses avec autant de clarté et de lucidité possible, en fonction de notre expérience et des témoignages que nous avons d’internautes ayant acquis un animal sur ce site.

Nous avons senti la direction du site Le Bon Coin soucieuse de la protection des animaux, mais aussi du bien-être animal. Nous avons pu constater qu’elle n’était absolument pas réfractaire à nos idées, mais aussi son intérêt pour ce que nous lui avons proposé. Nous avons évoqué plusieurs cas, notamment le fait qu’un animal avait été acheté, tué et mangé (oui vous avez bien lu) par un déséquilibré mental, dont le procès avait eu lieu en 2014 suite à notre dépôt de plainte. Cette personne a d’ailleurs été ensuite internée.

Cette réunion de travail a duré deux heures. Nous verrons comment et quand les membres de la direction du Bon Coin revendront vers nous, mais nous espérons que nos revendications seront retenues et appliquées.

Nous sommes bien conscients que certaines mesures demandent du temps et beaucoup d’organisation avant de pouvoir se mettre en place, mais comme je le disais, je me réjouis de l’intérêt dont ils ont fait preuve en les découvrant.

Nous ne manquerons pas de vous informer de leurs décisions.

En attendant, n’hésitez pas à signaler à nous-mêmes et au site Le Bon Coin les annonces qui vous semblent illicites, par exemple, si vous constatez qu’il manque le numéro d’identification d’un animal, afin que le site puisse réagir et le cas échéant supprimer l’annonce.

De même que vous pouvez signaler tous les numéros d’identification ne commençant pas par 250, même s’il y a le chiffre « 2 ». Toutes les puces françaises doivent commencer par 250. Si ce n’est pas le cas, une vigilance particulière s’impose.

Enfin, si vous avez vous aussi des idées pour renforcer la protection des animaux vendus ou donnés sur Internet, n’hésitez pas à nous écrire et à nous les faire parvenir par émail pour que nous puissions en débattre et les faire parvenir au site Le Bon Coin.

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