Association Stéphane Lamart
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Le Journal de l'Association Stéphane Lamart
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 Un agent de la SNCF : 14.000 euros pour avoir tiré en pleine tête sur un chien dans un wagon.


 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le 16 septembre 2008, un agent de la Surveillance Générale de la SNCF est monté avec un collègue dans le TER Bordeaux-Hendaye pour assurer une mission de sécurisation.

Le train en circulation, il remontait le couloir central étroit avec son chien en laisse et muselé entre les jambes ; son collègue le suivait en file indienne. Dans cette rame, il y avait un couple de voyageurs avec leurs deux chiens couchés sous leur siège.

Certains disent alors que le chien du policier a senti les chiens, a aboyé et bondi dans leur direction. D’autres disent que c’est un des deux chiens (un croisé berger allemand rottweiler) muselé mais qui dans l’action a vu sa muselière se décrocher) qui a bondi le premier vers le chien de l’agent (berger belge malinois).

Il y a eu une bagarre de chiens dans le couloir. Le chien de patrouille était toujours muselé et coincé entre les jambes de l’agent, seule sa tête dépassait et il a été mordu par le chien du voyageur.

Et puis, dans l'agitation, tout a dérapé : l’agent a brusquement sorti son arme à feu (un revolver) et malgré les cris des gens qui disaient : « Ne tirez pas ! », il a posé le canon sur le crâne du chien et a tiré. Le train était toujours en circulation, beaucoup de monde était autour et le compagnon avait les bras autour de la tête du chien au moment où le coup est parti. Les risques de blesser quelqu’un étaient donc bien réels.

L’auteur était poursuivi par le Procureur sur le fondement de l’article R.655-1 du Code Pénal, pour avoir donné volontairement la mort à un chien, sans nécessité.

Le Tribunal de Police de Biarritz a déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à une amende de 1 000 euros. Il a été condamné à indemniser les parties civiles comme suit : 5 000 euros de dommages et intérêts pour la propriétaire du chien tué et 2 000 euros de frais de justice. Il devra en outre verser 800 euros de dommages et intérêts et 300 euros de frais de justice aux six associations de protection animale s'étant constituées parties civiles (SNDA, Association Stéphane Lamart, CNSPA, SPA, Fondation Brigitte Bardot et 30 Millions d'Amis).

Il a fait appel de cette décision.

Maître Patrice GRILLON, avocat de l’Association Stéphane LAMART et de la SNDA, considère que « ce malheureux chien a été tué sans sommation par un agent qui a utilisé son revolver au milieu des voyageurs, dans un TER roulant à pleine vitesse. Que ce serait-il passer si le TER avait eu une secousse au moment du tir ? A-t-il pensé au traumatisme des personnes, des enfants qui ont assisté à cette scène terrible ? Le moment est venu pour la SNCF, qui n’a pas crû devoir sanctionner disciplinairement l’auteur, de revoir totalement la formation de ses agents de surveillance et de leur interdire purement et simplement de détenir des armes létales dont l’utilisation, pour preuve, conduit à des tragédies ».

 

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