Le transport des animaux dits « de boucherie » est un véritable calvaire, leur mise à mort fait souvent l’objet de polémiques et révolte la population mais leurs conditions de transport ne sont guère mieux. L’acheminement de leur lieu d’élevage jusqu’à leur lieu de mise à mort n’est qu’un préambule à la souffrance qui les attend…

 

Depuis l’arrêté du 5 novembre 1996 relatif à la protection des animaux en cours de transport, les animaux malades ou blessés ne peuvent pas être transportés (sauf si le transport de l’animal destiné à l’abattage n’est pas une cause de souffrance supplémentaire). Les animaux devant mettre bas dans la période concernant la durée de transport ne sont également pas transportables, de même que les animaux ayant-mis bas depuis moins de 48 heures. Les animaux nouveau-nés dont l’ombilic n’est pas encore complètement cicatrisé, ne peuvent pas non plus être transportés.

Une enquête d’un collectif d’association en octobre 2016 a pourtant démontré le contraire. Nous avons d’ailleurs découvert qu’après 3 000 km de transport, une vache a été forcée à subir une césarienne en pleine rue. Alors que la vache a vécu la fin de période de gestation dans le camion la transportant, le veau, extrait de son ventre, n’a pas survécu. Les transporteurs, sans doute soucieux d’éventuelles pertes économiques et complètement détachés de la notion de bien être animal, ont tenté de remonter la vache dans le camion sans procéder à aucun soin, le ventre encore ouvert. Finalement, la vache a été abattue sur place, en pleine rue. (Source : http://www.holidogtimes.com/fr/apres-3000-km-de-calvaire-elle-subit-une-cesarienne-en-pleine-rue-avant-detre-abattue/). Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, le transport d’animaux d’abattoir est une réelle source de souffrance et les méthodes de contrôle sont visiblement défaillantes, de graves manquements persistent.

Durée légale et pénibilité des transports

29 heures pour les bovins, ovins et caprins,

24 heures pour les chevaux et pour les porcs,

19h pour les animaux non sevrés.

Au-delà, les animaux doivent être déchargés, alimentés, abreuvés et bénéficier d’un temps de repos de 24 heures avant de reprendre la route. Si la durée des trajets et la période de repos sont prévus par la loi, il n’existe malheureusement aucune limitation de la durée totale de transport, les animaux pouvant être de nouveau transportés après 24 heures de repos.
Selon certaines associations de protection animale, certains animaux déplacés de France vers d’autres pays peuvent faire jusqu’à 40 heures de voyage.

Si les moyens de transports ou conteneurs doivent être conçus et manipulés de manière à assurer la protection des animaux, la réalité peut en être toute autre. Bien que devant être protégés des intempéries et des variations de climat, certains transporteurs ne respectent pas les normes de ventilation et de cubage d’air. En parcourant de grandes distances, les animaux envoyés à des milliers de kilomètres peuvent subir de très grandes variations de température. En période de canicule, de nombreux animaux meurent déshydratés. La législation prévoit pourtant que les animaux doivent être abreuvés et alimentés pendant les transports ; mais qui viendra vérifier que cette directive est bien appliquée…?
Les grandes entreprises d’abattage n’ont que faire du bien-être animal durant leurs derniers moments de vie, les animaux sont entassés sans ménagement et souffrent d’un stress intense, ce qui peut engendre de l’agressivité entre congénères. Certains animaux trop affaiblis se retrouvent parfois à terre et finissent piétinés parfois jusqu’à la mort.

Ce que demande l’Association Stéphane Lamart

Afin que les animaux ne subissent plus le stress des transports, les souffrances et les blessures engendrés par derniers, l’Association souhaiterait que les animaux soient abattus sur les lieux d’élevage. Cela serait également bénéfique pour la planète qui ne serait plus polluée du fait des transports.

 

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