Chaque année, environ deux millions d’êtres vivants, des primates, des oiseaux, des félins, des rongeurs sont utilisés par les humains dans le cadre d’expériences scientifiques ayant pour objectif d’informer, sur la biologie humaine et mesurer l’efficacité des traitements médicaux. De nombreux échecs, souvent mortels concernant les essais thérapeutiques effectués sur les animaux et appliqués à l’homme sont recensés.

Une Initiative Citoyenne Européenne

Le 3 mars 2015, une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) intitulée « Stop vivisection » a demandé l’abrogation de la directive européenne en date du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques pour présenter à la place une nouvelle proposition de directive visant à interdire l’expérimentation animale. Cette initiative avait recueilli plus d’un million de signataires, ce qui a entraîné une réponse de la Commission européenne, conforme au principe du Traité de Lisbonne donnant un droit d’initiative politique à un rassemblement d’au moins un million de citoyens de l’Union européenne invitant ainsi la Commission européenne à répondre et à rédiger de nouvelles propositions d’actes juridiques de l’Union dans les domaines relevant de ses attributions, mais n’y est pas forcée.

Une pratique inacceptable

Depuis plusieurs décennies, des millions d’animaux périssent lors des expériences scientifiques, expériences qui se veulent bienfaitrices pour les uns (les humains) et mortifères pour les autres (les animaux).

En effet, comment peut-on en 2019 continuer à promouvoir l’expérimentation scientifique sur les animaux alors que de nouvelles méthodes de substitution apparaissent et ont fait leur preuve ?

Comment peut-on en 2019 continuer à faire endurer à nos animaux tant de souffrances qui dans de nombreux cas ne mènent qu’à des échecs, sans nier l’existence de succès qui auraient pu et peuvent dorénavant être mener via des méthodes alternatives ?

Pourquoi la Commission européenne, qui réaffirme en 2015 dans son rapport diffusé à la suite de l’ICE son objectif de préserver la santé de l’Homme et de l’environnement, ne mène-t-elle pas de projets exclusifs sur des méthodes alternatives, sans animaux, qui ont été réalisées par des chercheurs scientifiques depuis des années ?

Des méthodes cruelles

Les animaux qui entrent dans les laboratoires en ressortent que très rarement, les essais thérapeutiques menés sur eux les rendent faibles, malades, parfois privés de leurs sens, en état de maigreur extrême, la mort n’étant jamais très loin.

La vidéo ci-dessous dévoile un exemple parmi d’autres de conditions de détention exécrables dans lesquelles se trouvent les animaux. Ces images ont été tournées dans le sous-sol d’un hôpital parisien par une association de protection animale, on y voit un primate désorienté, enfermé dans une cage. Ce singe, cobaye dans le cadre de recherches sur les maladies neurodégénératives de Parkinson et d’Alzheimer est privé de liberté, de lumière du jour, et ce, depuis plusieurs mois voire plusieurs années. On y explique que les animaux passent même par une étape dite du « cassage psychologique » pendant laquelle ils sont privés d’eau et de nourriture sur leur chaise de contention où ils sont attachés (par le cou, le poignet, les pattes …) jusqu’à ce qu’ils acceptent de sortir la tête et d’y avoir le cou bloqué. Les animaux sont intoxiqués au MPTP, substance qui détruit les neurones, des implants leur sont fixés en permanence sur leur crâne.


Animal Testing

Ajoutée le 4 janv. 2017

L’expérimentation animale se poursuit, même si selon l’Office fédéral vétérinaire le nombre d’animaux utilisé est en baisse, il est inacceptable de continuer à exploiter des vies alors que des méthodes alternatives existent et peuvent être utilisées pour sauver des vies sans pour autant en détruite d’autres.

Développer et utiliser des méthodes alternatives 

Remplacer le recours aux animaux par des méthodes de substitution dans le cadre de l’expérimentation scientifique est aujourd’hui possible.

En effet, ces méthodes englobent des expériences impliquant des cellules et tissus humains (c’est la méthode dite in vitro), des techniques avancées de modélisation par ordinateur (méthode dite in silico) et des études à l’aide de sujets humains qui sont volontaires à se prêter à l‘expérience.

Ces méthodes rapides et généralement moins coûteuses que l’expérimentation sur les animaux doivent être davantage exploitées pour permettre à court terme la fin de l’exploitation animale.

Michael Balls, Professeur en biologie cellulaire médicale à l’Université de Nottingham et surtout connu pour ses travaux sur le bien-être des animaux de laboratoire et les alternatives à l’expérimentation animale estime que d’ici 10 à 20 ans, les expériences sur les animaux disparaîtront, nous espérons de notre côté que cela se fera plus rapidement.

Source :

https://www.notre-planete.info/actualites/4572-experimentation-animale-hopital-Paris

https://www.petafrance.com/nos-campagnes/experimentation/les-alternatives-aux-experiences-sur-les-animaux/

http://ec.europa.eu/environment/chemicals/lab_animals/pdf/vivisection/fr.pdf

https://www.recherche-animale.org/8-points-connaitre-sur-la-directive-europeenne-qui-encadre-la-recherche-animale

https://www.rts.ch/info/sciences-tech/7345308-ces-animaux-qui-meurent-pour-nous-dans-les-laboratoires.html

http://www.fondation-droit-animal.org/97-publication-statistiques-2016-lexperimentation-animale/


« La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux ».


Gandhi

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