Plus de 108 000 personnes et personnalités demandent la fin du Festival YULIN au Président Chinois, Xi Jinping via son ambassade en France. 

Depuis 29 ans , une région au sud de la Chine organise le 21 juin de chaque année le festival YULIN. Certains le nomment le « festival de la mort ». Avant que les associations de protection animale n’interviennent, une moyenne de 10 000 chiens et 4000 chats y étaient abattus. Aujourd’hui, leur nombre a certes diminué, mais un problème demeure, celui de la cruauté du mode d’abattage.

Ces animaux ne proviennent pas d’élevage. La plupart sont soit volés à leur propriétaire soit capturés, errant sur la voie publique. Entassés dans de minuscules cages, sans eau ni nourriture, ils attendent à même le sol d’être tués, ébouillantés vivants, égorgés, étranglés, dépecés…

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’habitants tentent de mettre un terme à ce festival en rachetant les animaux pour les sauver. Grâce à la mobilisation d’associations de protection animale chinoises, plus nombreuses chaque année, les camions transportant ces animaux en direction du festival sont stoppés et contrôlés. Elles demandent aux autorités de vérifier l’identité de chacun de ces animaux car en Chine, leur identification est obligatoire.

C’est ainsi qu’elles peuvent recueillir ces pauvres rescapés, avec le soutien de la population.

Grâce à ces actions coup de poing, le nombre de chiens victimes chaque année de ce massacre ne serait plus que d’un millier et de quelques centaines pour les chats ; une avancée notoire de la protection animale, même si les associations ont encore du pain sur la planche pour mettre un terme à ces barbaries. En 2017, une rumeur laissait entendre que la fin du festival était proche et que les autorités avaient demandé aux restaurateurs d’être plus discrets, ce qui laisserait supposer là aussi une certaine prise de conscience de la population. En Chine, ce sont encore 10 millions de chiens qui sont tués chaque année pour être consommés.

Le 21 juin, un nouveau festival aura lieu. S’associant aux quelques 108 153 signataires français d’une pétition sur le Net publiée par l’une de ses bénévoles, l’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux » demande, via l’ambassadeur de la Chine, la modification immédiate du mode d’abattage de chiens et chats et l’interdiction d’acte de cruauté, non seulement lors de cette journée, mais aussi à titre définitif sur l’ensemble du territoire Chinois.

L’action de l’association Stéphane LAMART est soutenue par plusieurs personnalités elles-mêmes ayant adressé un courrier à l’ambassadeur de Chine pour qu’il transmette ce message au président chinois. Par ailleurs, un projet de cagnotte pourrait voir le jour en France, afin de pouvoir aider les associations les plus actives à prendre en charge une partie de ces animaux et à leur sauver la vie.

Une manifestation aura lieu devant l’Ambassade de Chine sis 20 rue Monsieur à PARIS 7éme arrondissement afin de remettre les signatures lors d’un rendez-vous sans doute prochainement. 

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