Le transport des animaux dits de « boucherie » est un véritable calvaire. Leur mise à mort fait souvent l’objet de polémiques et révolte la population, mais leurs conditions de transport ne sont guère meilleures. En effet, l’acheminement depuis leur lieu d’élevage jusqu’à leur lieu de mise à mort n’est qu’un préambule à la souffrance qui les attend…

Photo d’illustration.

Depuis l’arrêté du 5 novembre 1996 relatif à la protection des animaux en cours de transport, sauf si le transport de l’animal destiné à l’abattage n’est pas une cause de souffrance supplémentaire, les animaux malades ou blessés ainsi que les animaux devant mettre bas ou ayant mis bas sous les 24 heures passées ne peuvent pas être transportés. Aussi, les animaux nouveau-nés dont l’ombilic n’est pas encore complètement cicatrisé sont épargnés. Pourtant, une enquête d’un collectif d’association en octobre 2016 a démontré le contraire.

Nous avons d’ailleurs découvert la triste réalité avec l’histoire d’une vache ayant été forcée à subir une césarienne en pleine rue après un transport de 3 000 kilomètres et faute de quoi, le veau n’a pas survécu une fois extrait de son corps. Les transporteurs, sans doute soucieux d’éventuelles pertes économiques, et complètement détachés de la notion de bien être animal, ont tenté de remonter la vache dans le camion sans procéder à aucun soin, le ventre encore ouvert. Finalement, ils ont décidé d’abattre la vache et ce en pleine rue.  

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres… Le transport d’animaux d’abattoir est une réelle source de souffrance, et les méthodes de contrôle sont visiblement défaillantes ; de graves manquements persistent.

Crédits : The Holidog Times

La durée légale des transports et de vingt-neuf heures pour les bovins, ovins et caprins, vingt-quatre heures pour les chevaux et pour les porcs et de dix-neuf heures pour les animaux non sevrés. Au-delà, les animaux doivent être déchargés, alimentés, abreuvés et bénéficier d’un temps de repos d’une durée minimum de vingt-quatre heures avant de reprendre la route. Si la durée des trajets et la période de repos sont prévues par la loi, il n’existe malheureusement aucune limitation de durée totale de transport.

Selon certaines associations de protection animale, certains animaux déplacés de France vers d’autres pays peuvent faire jusqu’à quarante heures de voyage.

Si les moyens de transports ou conteneurs doivent être conçus et manipulés de manière à assurer la protection des animaux, la réalité peut en être toute autre. Bien que devant être protégés des intempéries et des variations de climat, certains transporteurs ne respectent pas les normes de ventilation et de cubage d’air. En parcourant de grandes distances, les animaux envoyés à des milliers de kilomètres peuvent subir de très grandes variations de température. C’est le cas par exemple en période de canicule où de nombreux animaux meurent déshydratés.

Les grandes entreprises d’abattage n’ont que faire du bien-être animal. De leur naissance jusqu’à leurs derniers jours, les animaux sont entassés sans ménagement et souffrent d’un stress intense, ce qui peut notamment engendrer de l’agressivité entre congénères. Certains animaux trop affaiblis se retrouvent parfois à terre et finissent piétinés, parfois jusqu’à en mourir.

Afin que les animaux ne subissent plus le stress des transports, la souffrance et les blessures, l’Association Stéphane LAMART souhaite que les animaux ne soient plus transportés vers ces lieux de mort que sont les abattoirs. Cela participerait considérablement à la réduction de la pollution.

Crédits : Weanimals

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