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2Juillet 2026

Gina, encore un chat sacrifié sous les roues d’un train

Un drame de plus qui pointe du doigt les négligences des exploitants ferroviaires et une sécurité inadaptée, mettant en danger les animaux de compagnie qui voyagent avec nous.

Il y a trois ans, le petit chat Neko était écrasé par un train en gare de Montparnasse après avoir échappé à la vigilance de son maître et s'être réfugié sous un wagon du départ Paris-Bordeaux. La SNCF avait préféré faire rouler le train sur l'animal de compagnie plutôt que de retarder le voyage des passagers. Une affaire émouvante qui avait scandalisé l'opinion publique. Aujourd'hui, c'est désormais Gina qui vient tristement alourdir le bilan des animaux écrasés par un train dans l'enceinte même d'une gare. 

L'histoire de Neko, il y a trois ans, avait ému tout le monde. Cette affaire avait également touché les médias. La mort de ce petit chat écrasé sous les roues d'un train en gare de Montparnasse soulevait de nombreuses interrogations quant à la sécurité dans l'enceinte des gares ainsi qu'aux dispositions prises par les exploitants ferroviaires. Neko était un animal de compagnie qui avait échappé à la surveillance de son maître. Apeuré par le monde et le bruit ambiant, il s'était réfugié sous le train en partance pour Bordeaux.
Le personnel ferroviaire s'était alors mobilisé pour retrouver Neko avant de finalement abandonner pour ne pas risquer de retarder le départ. Le propriétaire du chat a tout tenté pour faire entendre raison aux agents sur place.

Le train a roulé sur l'animal comme on le laisserait rouler sur une simple bouteille en plastique jetée sur la voie. Un choix insoutenable !
 
Afin de mettre en lumière les conditions exactes de l'accident, profondément choquantes, l'Association Stéphane Lamart avait déposé plainte afin que les responsabilités soient examinées par la justice. Par un jugement du tribunal de police de Paris, la SNCF avait été déclarée coupable de la contravention de blessures involontaires ayant entraîné la mort de l'animal, à la suite d'une faute de négligence imputable à ses agents. La SNCF avait toutefois interjeté appel et la cour d'appel a ensuite considéré qu'aucune faute pénale ne pouvait être retenue à son encontre.

Estimant que cette affaire soulève une question essentielle quant à la protection des animaux et aux obligations des exploitants ferroviaires, l'Association Stéphane Lamart s'est pourvue en cassation. La décision de la Cour de cassation est actuellement attendue.

 

Bien malheureusement, l'histoire s'est répétée trois ans plus tard, le 2 juillet 2026, et pointe encore une fois du doigt des dispositions de sécurité inexistantes et un protocole écœurant.
C'est avec une profonde émotion que nous avons appris la mort d'un nouveau chat domestique, Gina, « guillotinée » par un train en gare de Lyon. Sacrifiée par la SNCF qui aura, une fois de plus, considéré un animal de compagnie comme un vulgaire objet.

Gina s'était échappée du sac de ses propriétaires, le journaliste Olivier Benkemoun et sa famille. Craintive, elle s'est réfugiée sous le train en partance pour le sud de la France. Ses maîtres ont immédiatement alerté les agents et un protocole s'est déployé pour tenter de récupérer l'animal. Un protocole qui ne peut excéder 20 minutes selon la réglementation prévue par la SNCF. S'enclenche alors un compte à rebours angoissant où la famille tente tout pour attirer Gina et la faire sortir de sa cachette.  
Le délai passé et malgré les protestations des propriétaires du petit chat, l'ordre est donné de ne pas repousser le départ et Gina est décapitée par les roues du train.

« On a vu le bout de son museau à deux reprises, mais on était trop loin pour l'attraper et on n'avait pas le droit de descendre sur les rails car le train n'était pas éteint. Des agents étaient présents mais aucun n'est descendu non plus, ils nous regardaient essayer de sauver notre chat et l'un d'eux surveillait le chronomètre », raconte le maître, Olivier Benkemoun.

« On a essayé de protéger mon fils de cette scène, mais c'était une horreur » confie-t-il.

Le corps de Gina a été remis à la famille dans une glacière. Mais pour le père de famille, ce geste ne répond pas à ses nombreuses interrogations.

« La SNCF a tué Gina, je veux que les protocoles changent », lance-t-il.

Les propriétaires ont décidé de porter plainte contre la SNCF.



Ce protocole de 20 minutes, permettant de retrouver un animal de compagnie réfugié sous un train en partance, avait été mis en place l'année dernière et fait directement échos au drame du petit chat Neko dont l'histoire, en 2023, est absolument similaire.

Pour l'association Stéphane LAMART et l'ensemble des associations engagées dans la protection animale, ce protocole est totalement insuffisant !
Il n'a pas pu permettre de récupérer Gina et pointe encore une fois du doigt les graves manquements sur le plan sécuritaire que l'on peut rencontrer au sein même d'une gare.


Stéphane Lamart, Président-Fondateur de l'association, déclare :

« Le drame de Gina démontre que la SNCF n'a manifestement pas tiré les enseignements de l'affaire Neko.

Malgré l'émotion suscitée par ce premier dossier, malgré les procédures judiciaires engagées et le débat public qui s'en est suivi, un nouveau chat a perdu la vie dans des circonstances similaires.

La SNCF a certes modifié ses procédures internes. Toutefois, un règlement intérieur ne saurait se substituer aux obligations prévues par la loi. Les procédures internes d'une entreprise ne sont pas supérieures aux règles de droit et ne peuvent justifier qu'une situation soit appréciée sans que toutes les mesures utiles aient été envisagées pour préserver la vie d'un animal, dès lors que cela est compatible avec les impératifs de sécurité des personnes.

C'est précisément pour cette raison que l'Association Stéphane Lamart dépose aujourd'hui une nouvelle plainte. Elle souhaite que la justice examine les circonstances exactes de ce nouveau drame et détermine si toutes les diligences nécessaires ont été accomplies.

L'association attend également avec intérêt la décision de la Cour de cassation dans l'affaire Neko, qui, elle l'espère, apportera des précisions importantes sur les obligations des exploitants ferroviaires lorsqu'un animal est en danger sur les voies. Il est temps que de véritables enseignements soient tirés afin qu'aucun autre propriétaire n'ait à vivre une telle tragédie. »

 

L'Association Stéphane Lamart appelle une nouvelle fois la SNCF à revoir ses procédures lorsqu'un animal est signalé sur les voies, afin que toutes les mesures compatibles avec la sécurité ferroviaire soient mises en œuvre afin d'éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

Chaque vie animale mérite d'être protégée. Les événements survenus à Montparnasse puis en gare de Lyon démontrent qu'une réflexion approfondie s'impose afin de prévenir la répétition de tels drames.


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