
Incendies du Var : La chasse est désormais interdite dans les zones ravagées par les flammes
Une interdiction de la chasse concernant neuf communes et qui devrait permettre à la biodiversité de se reconstruire après les graves feux de forêt survenus dans la région.La mesure, annoncée tout début septembre, concerne neuf communes de la région dont les territoires boisés ont été touchés, voire détruits, pendant les graves incendies survenus durant l'été. De nombreux animaux ont été blessés et tués pendant cette épreuve. Beaucoup d'entre eux souffrent encore aujourd'hui d'un environnement affaibli, perturbant la biodiversité et les chaînes alimentaires locales.
Ces terrains, ainsi fragilisés, ont rapidement alarmé les collectivités ainsi que les associations de protection animale.
L'association Stéphane LAMART avait ainsi interpellé les préfets et la ministre de la Transition écologique, Madame Monique BARBUT, demandant de prendre toutes les décisions nécessaires visant à interdire la chasse dans les zones dévastées par les flammes et à permettre ainsi la restauration écologique et la renaissance des milieux naturels.
« Après le feu, la nature a besoin de silence, de temps et de protection. Elle n'a pas besoin de coups de feu supplémentaires », ajoutait Stéphane LAMART.
Une mesure portée sur un an
La décision du préfet du Var d'interdire la chasse en zone sinistrée est donc une victoire pour notre association, dont la demande a été entendue.
Celle-ci entrera en vigueur dès le 13 septembre 2026 et protégera les zones naturelles concernées durant une période d'un an.
L'association Stéphane Lamart et la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage ont toutes deux défendu des projets de protection de l'environnement en apparence similaires, visant à laisser la nature se reconstruire après les incendies qui ont sévi dans le Var.
Néanmoins, si les associations de protection animale ont pour but de préserver l'environnement, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage nourrit, quant à elle, l'objectif de repeupler rapidement les zones boisées de son « petit gibier ».
Sangliers : exception non concernée par cette interdiction
La décision de la préfecture prévoit cependant une exception.
Si les surfaces incendiées sont mises au repos pour la plupart des espèces, la chasse en battue du sanglier y demeure autorisée. Une dérogation qui prétend prendre en considération les dégâts que les sangliers occasionneraient sur les cultures et les exploitations agricoles fragilisées, car installées en lisière des massifs touchés par les incendies.
Une décision qui tente de présenter une gestion du territoire pragmatique et conciliante entre protection animale et pratique de la chasse.
Néanmoins, pour l'association Stéphane Lamart, cette volonté de concilier les deux parties entraîne des risques réels pour la reconstruction de l'environnement. Et il reste désormais à voir si cette pause d'un an seulement se montrera suffisante pour faire renaître la biodiversité des zones touchées par les flammes.
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