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12Avril 2021

Les maîtres du chien maltraité Spike finalement condamnés

« La justice me donne enfin raison. J'espère que pour eux ce sera une bonne leçon après avoir traité leur chien ainsi. Et que leurs enfants apprennent que ce n'est pas légal. On n'est pas au Moyen-Age !  » déclare Stéphane LAMART.

Rappelez-vous, alerté par des voisins qui entendaient le chien hurler de douleur en février 2020, le  président de l'association était intervenu et l'état du malinois était alors préoccupant, selon lui. « Il  avait les pattes attachées à une souche d'arbre avec des colliers de serrage, décrivait Stéphane  Lamart. Il avait un collier serré si fort autour du cou que la fourrière a été obligée de le couper pour  qu'il puisse respirer correctement. Il ne s'agit pas d'actes de cruauté mais les conditions de  détention n'étaient pas bonnes ! » 

Dans un premier temps, les propriétaires du chien avaient fait l'objet d'un simple rappel à loi. Pour  leur défense, ils assuraient que c'était la première fois qu'ils attachaient ainsi leur animal de  compagnie dans le but qu'il ne se sauve pas dans le jardin du voisin comme il en avait pris l'habitude. 

Stéphane Lamart avait été forcé par le parquet de Meaux de restituer le berger malinois maltraité à  ses maîtres. Ayant fait l'objet lui-même d'un rappel à la loi pour s'être opposé à la restitution du  chien à ses propriétaires, il avait donc décidé de les poursuivre en justice.
En juin 2020, à la suite de la restitution du chien Spike, Stéphane Lamart avait lancé une campagne  d'affichage dans le nord de la Seine-et-Marne. Un total de 88 affiches avait été placardées à Meaux,  Chelles, Marne-la-Vallée et dans plusieurs dizaines d'autres communes du ressort du parquet de  Meaux. « La société progressera seulement quand la justice sera rendue aux animaux maltraités et  battus », pouvait-on lire en introduction d'un texte qui visait « le magistrat de Meaux » à l'origine de  la décision.
 
Plus d'un an après les faits, la justice est passée. « Le dossier est passé par le délégué du procureur puis il y a eu une citation directe et maintenant c'est le tribunal de police qui s'est prononcé. Quel  temps perdu ! », commente aujourd'hui le défenseur des animaux qui prévient : s'ils font appel, je  referai appel moi aussi ! »


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