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18Mai 2026

Loups : Sandrine Rousseau s’oppose au démantèlement de leur protection avec un amendement issu des ONG

À l'occasion de l'examen de la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale à partir du 19 mai, 37 députés du groupe Écologiste et Social ont déposé un amendement proposant que toute autorisation de tir de loup soit précédée de la mise en œuvre effective d'au moins deux mesures de protection des troupeaux.

Cet amendement n° 1578, déposé par Sandrine Rousseau et travaillé avec les ONG Act For Animals, ARPA, Association Stéphane Lamart " Pour la défense des droits des animaux" et la SNDA, accompagnées par le cabinet Egalia, vise à arrêter un glissement dangereux : le démantèlement progressif par le gouvernement de la protection des loups. D'abord un déclassement de statut, maintenant un régime dérogatoire avec des garde-fous insuffisants.

Les solutions non-létales fonctionnent

Les données scientifiques sont claires : là où les mesures de protection ont été déployées (chiens de protection, clôtures, surveillance), la prédation a diminué malgré l'augmentation de la population de loups. Les tirs, eux, ne réduisent pas durablement les attaques. L'Office Français de la Biodiversité confirme que les tirs produisent des effets « hautement variables », soit sans réduction, soit avec augmentation.

L'article 14 propose d'autoriser les tirs sans conditions suffisantes préalables. C'est transformer la force létale en solution par défaut, plutôt que de s'en servir en dernier recours après épuisement des alternatives.

Un précédent dangereux pour la biodiversité

En créant un statut dérogatoire pour une espèce protégée au motif d'un conflit économique, cet article établit un modèle reproductible qui fragilise la protection des espèces dans un contexte de sixième extinction de masse.

Un appel aux députés

Un collectif d'associations de protection animale composé notamment d'Act For Animals, de l'ARPA, de l'Association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" et de la SNDA, accompagné par le cabinet Egalia, appelle les députés à voter en faveur de l'amendement n°1578 et, si celui-ci ne devait pas être adopté, à voter contre l'article 14.

« Il ne faut pas oublier que le loup est un animal sauvage vivant dans son milieu naturel. Il chasse pour se nourrir et survivre. Lorsque la France a accompagné le retour du loup sur son territoire, chacun connaissait parfaitement cette réalité biologique. Aujourd'hui, on ne peut pas vouloir protéger une espèce pendant des années puis organiser son abattage au motif qu'elle adopte un comportement naturel », déclare Stéphane Lamart, Président de l'Association Stéphane Lamart.

« Pendant des décennies, les troupeaux étaient davantage surveillés, les moutons étaient rentrés, protégés par des bergers et des chiens de protection. La solution ne peut pas être de faire porter au loup la responsabilité d'un manque de prévention ou de protection des élevages. C'est à l'homme de s'adapter et de mettre en place des moyens efficaces pour protéger ses troupeaux avant d'envisager des tirs sur une espèce protégée », ajoute Stéphane Lamart.


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