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18Mars 2026

Var : 600 oiseaux saisis, un chasseur condamné à de la prison ferme pour destruction d’espèces protégées !

L'association Stéphane LAMART «Pour la défense des droits des animaux», reconnue d'utilité publique et agréée au titre de la protection de l'environnement, s'était constituée partie civile dans une affaire de chasse illicite et destruction d'espèces protégées menée sur une parcelle entièrement clôturée de la commune de Vérignon (Var).

Les investigations avaient débuté en octobre 2025 à la suite d'un signalement anonyme évoquant la capture illégale de grives et d'espèces protégées, notamment des rouges‑gorges et des mésanges, à l'aide de baguettes engluées et de magnétophones puissants diffusant en continu des chants d'oiseaux destinés à attirer les migrateurs. Plusieurs surveillances avaient permis de confirmer ces pratiques, révélant des captures quotidiennes pouvant atteindre plusieurs dizaines d'oiseaux en quelques heures.

Le 14 novembre 2025, une intervention conjointe de la gendarmerie et de l'OFB avait conduit à une perquisition sur la parcelle. Les agents y avaient découvert un ensemble particulièrement structuré : une grande volière contenant des oiseaux vivants, près de 600 grives congelées, des mésanges mortes, une cinquantaine d'oiseaux vivants utilisés comme « appelants », des pièges en fer, 70 baguettes de glu, des magnétophones disséminés dans les arbres, ainsi que des armes à feu non déclarées. Des constructions érigées sans autorisation, dont des postes de chasse et un cabanon servant d'habitation plusieurs mois par an, avaient également été constatées.

L'audience s'est tenue le 19 février 2026 devant le Tribunal correctionnel de Draguignan.

L'association Stéphane LAMART, représentée par Maître Patrice Grillon, y a rappelé le caractère organisé, répété et lucratif de ces pratiques, ainsi que l'atteinte grave et durable portée aux populations d'oiseaux migrateurs et aux espèces protégées présentes sur ce secteur.

Le ministère public avait requis 8 mois d'emprisonnement ferme, la confiscation des armes, un retrait du permis de chasser pendant cinq ans, la publication du jugement, ainsi qu'un ajournement de deux mois pour vérifier la démolition des constructions illégales.

Le Tribunal a désormais rendu sa décision. Il a rejeté l'exception de nullité visant l'interpellation, mais a annulé le seul procès‑verbal relatif à la « cabanisation ». Pour le reste, il a déclaré le prévenu coupable, a ordonné la remise en état des lieux dans un délai de deux mois, et a ajourné le prononcé de la peine au 18 juin 2026 à 8 h 45 afin de vérifier l'exécution des mesures matérielles.

Sur les intérêts civils, le Tribunal a reconnu l'association recevable et lui a accordé 5000 euros pour le préjudice moral5000 euros pour le préjudice écologique, ainsi que 1500 euros au titre de l'article 475‑1 du Code de procédure pénale

Certains se revendiquent comme les premiers protecteurs de la nature. La réalité révélée dans ce dossier démontre tout l'inverse. Derrière ce discours, il ne s'agit que d'une mascarade : la nature est exploitée, vidée de sa faune, saccagée au mépris des équilibres les plus élémentaires. Ce ne sont pas des actes de protection, mais de destruction. Chaque oiseau capturé, chaque espèce piégée, ce sont des vies anéanties. On ne protège pas la nature en la pillant, déclare Stéphane LAMART. 


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