
Violences sur un chien filmées et diffusées : audience le 6 mars prochain à Papeete.
Le samedi 10 mai 2025, les gendarmes constatent la diffusion, sur les réseaux sociaux, d'une vidéo particulièrement choquante. Les images montrent une jeune femme, âgée de 22 ans au moment des faits, en train de tirer un chien dans la mer avant de le frapper à quatre reprises à l'aide d'un morceau de bâton.
Immédiatement, les militaires prennent attache avec la police municipale de Paea afin de tenter d'identifier l'auteure des faits. Une demi-heure plus tard, la présidente d'une association locale (associationn DOBHELP) informe les forces de l'ordre qu'elle vient de reconnaître la jeune femme apparaissant sur la vidéo.
Les gendarmes se transportent sans délai sur les lieux.
La scène avait été filmée par un témoin puis diffusée dans le but explicite de retrouver la femme et le chien afin de les sauver. Cette publication permettra l'identification rapide de l'auteure des violences.
Les gendarmes se rendent au domicile de l'intéressée, laquelle accepte de leur présenter le chien, prénommé Opape, âgé de 4 ans. Elle reconnaît avoir porté les coups, invoquant l'énervement et la fatigue. Toutefois, au regard des images, ces explications ne sauraient atténuer la gravité des faits. La vidéo montre un animal traîné dans l'eau et frappé à plusieurs reprises alors qu'il tente de résister.
La prévenue devra répondre de ces faits devant le Tribunal de première instance de Papeete le vendredi 6 mars prochain à 8h00.
L'association Stéphane LAMART "Pour la défense des droits des animaux" reconnue d'utilité publique par le ministère de l'Intérieur et engagée depuis 26 ans sur l'ensemble du territoire français, a missionné un avocat Me Patrice GRILLON spécialisé en droit animalier qui fera le déplacement depuis Paris afin d'assurer la défense des intérêts de l'animal maltraité déclare Stéphane LAMART.
Déjà constituée partie civile en Polynésie française par le passé, l'association entend poursuivre son combat sur ce territoire afin de sensibiliser l'opinion publique au respect des animaux et à leur bien-être.
Elle sollicitera la condamnation pénale de l'auteure, l'allocation de dommages et intérêts au titre du préjudice animalier subi par Opape, ainsi que la confiscation et la garde définitive du chien afin de garantir sa sécurité et son intégrité.
L'association appelle à une réponse judiciaire ferme et dissuasive face à de tels actes de cruauté.
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