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15Septembre 2021

Interpellation du ministre de l’Intérieur afin de réclamer la prise d’un décret pour le statut des chiens Policiers et Gendarmes

L'association Stéphane LAMART « pour la défense des droits des animaux » a interpellé le ministre de l'intérieur, Monsieur Gérald Darmanin pour relayer une forte demande parmi les fonctionnaires de police et de gendarmerie, y compris l'ensemble des agents cynophiles. Cette demande concerne leurs chiens. Ceux-ci ne bénéficient malheureusement pas d'un statut particulier de « chien policier ».

Notre association de protection animale se constitue régulièrement partie civile, avec d'autres, afin de représenter ces chiens policiers qui, au cours de leur mission, se font maltraiter, brutaliser, frapper par des individus, lors de contrôles et d'interpellation. Certains vont même à s'en prendre volontairement à eux en leur assénant coups de pied, coups de poing, etc.

Ces chiens n'ayant aucun statut particulier, ces individus ne risquent quasiment rien face à la Justice et ils le savent. Et le fait que ces mêmes chiens soient blessés, voire tués au cours de leur mission ne change pas grand-chose... Nous nous constituons donc partie civile pour eux, afin de les représenter face à la Justice et ne pas les laisser sans voix.

Nous luttons pour faire évoluer les mentalités et comptons sur Monsieur Darmanin pour nous y aider et enclencher ce processus. S'attaquer à un chien est un acte grave, d'autant plus s'il s'agit d'un chien policier.

Nombreux sont des fonctionnaires de police et de gendarmerie, en particulier les agents cynophiles, à réclamer ce statut officiel pour ces animaux qui représentent la République au sein de ces corps de métier.

Puisqu'ils risquent leur vie et la perdent parfois, qu'ils interviennent au cœur du danger vêtus de gilets pare-balles et équipés de coussinets, qu'ils suivent eux aussi des entraînements constants avec leur maître, ces animaux ne doivent pas être les oubliés de la société ni ceux de votre ministère !

Nous demandons alors de prendre un décret qui confère à ces animaux particuliers le statut officiel de chien policier.

Avec ce statut particulier, les auteurs de maltraitances sur des chiens policiers en mission pourraient être convoqués devant la Justice et condamnés pour circonstances aggravantes avec des peines exemplaires.

Lorsqu'un véhicule de police est dégradé, le fait que ce soit un véhicule officiel de l'État constitue une circonstance aggravante ; les mis en cause risquent alors une peine plus lourde que s'ils s'étaient attaqués à un chien policier. Ceci est tout simplement une aberration.

 


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