20Octobre 2026

Crevettes d'élevage : la grande distribution face à ses responsabilités
Alors que la protection animale se concentre souvent sur les animaux terrestres, la souffrance subie par les animaux aquatiques ne doit plus être ignorée. L'ONG américaine International Council for Animal Welfare vient de publier un rapport percutant interpellant la grande distribution française sur les conditions désastreuses dans lesquelles sont élevées les crevettes.
Des méthodes d'élevage d'une extrême cruauté
Avec six milliards de crevettes consommées chaque année, la France se positionne comme le plus gros consommateur d'Europe.
Pourtant, derrière ces chiffres se cache une réalité alarmante : des yeux arrachés à vif sur les femelles reproductrices pour stimuler la ponte et un abattage sans aucun étourdissement préalable.
Pourtant, derrière ces chiffres se cache une réalité alarmante : des yeux arrachés à vif sur les femelles reproductrices pour stimuler la ponte et un abattage sans aucun étourdissement préalable.
Pourtant, dès 2005, l'Autorité européenne de la sécurité alimentaire a acté la capacité des crevettes à ressentir la douleur, une sensibilité reconnue par la suite dans plusieurs pays européens. Face au retard de la France, l'ONG exige des distributeurs qu'ils cessent de commercialiser des crevettes issues de ces pratiques barbares et imposent un étourdissement obligatoire avant l'abattage.
Une prise de conscience nécessaire au-delà des espèces familières
La protection animale ne peut se limiter aux animaux de compagnie ou d'élevage terrestre. La souffrance des animaux aquatiques mérite une attention similaire, d'autant que l'industrie agroalimentaire brasse des milliards d'individus dans l'indifférence générale.
Il est indispensable que les acteurs économiques et la grande distribution cessent de fermer les yeux sur ces pratiques par simple recherche de productivité. La lutte contre la maltraitance implique aussi de questionner nos habitudes de consommation et d'exiger des chaînes d'approvisionnement plus respectueuses du vivant, car la sensibilité d'un animal ne dépend pas de son espèce.
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