
Des milliers de chiens déjà euthanasiés chaque année… et le Gouvernement veut aller encore plus loin !
Des milliers de chiens déjà euthanasiés chaque année… et le Gouvernement veut aller encore plus loin !
L'Association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" association Reconnue d'Utilité Publique dénonce avec la plus grande fermeté l'amendement adopté au sénat dans le cadre du projet de loi relatif à la protection et à la souveraineté agricoles, qui permettrait aux préfets de plusieurs territoires d'outre-mer d'ordonner des opérations de destruction de chiens errants et divagants.Cette mesure constitue une réponse simpliste à un problème complexe dont les animaux sont les premières victimes.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes et démontrent l'échec des politiques fondées sur l'euthanasie. En Martinique, la fourrière procède déjà à 3 000 à 4 000 euthanasies de chiens chaque année, sans que le phénomène de l'errance ne recule. À La Réunion, ce sont 7 250 chiens et 2 250 chats qui sont euthanasiés chaque année selon des données relayées dans une question parlementaire. Malgré ces milliers de mises à mort, les populations de chiens errants demeurent extrêmement importantes.
L'Association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" considère que ce constat est sans appel : tuer ne résout rien. Cette politique est coûteuse, inefficace et ne s'attaque jamais aux véritables causes de la prolifération.
« Ce n'est pas le chien qui est responsable de sa naissance dans la rue. Le véritable responsable est l'humain qui n'a pas fait le nécessaire pour empêcher sa reproduction par la stérilisation ou la castration et qui n'a pas respecté son obligation légale d'identification. », déclare Stéphane Lamart, Président-Fondateur de l'association.
L'identification des chiens est pourtant obligatoire. Elle permet de retrouver les propriétaires des animaux divagants, d'engager leur responsabilité et de les sanctionner lorsqu'ils abandonnent leurs obligations.
« Il est tellement plus facile de sortir les armes et de tirer pour tuer que de mettre en place une véritable politique publique de prévention. J'appelle le ministre chargé des Outre-mer, les préfets, les élus locaux, les vétérinaires, les représentants des éleveurs et les associations de protection animale à s'asseoir autour d'une même table afin de construire des solutions durables. », poursuit Stéphane Lamart.
L'association Stéphane LAMART demande notamment , un vaste plan de stérilisation et de castration financé par l'État et les collectivités ; un contrôle renforcé de l'identification obligatoire des chiens ;des sanctions exemplaires (par la création d"un loi) contre les propriétaires laissant volontairement leurs animaux se reproduire ; le renforcement des capacités de capture, de soins et de placement des animaux ;des campagnes permanentes de sensibilisation et de responsabilisation des propriétaires.
Les chiens errants ne sont pas les coupables. Ils sont les victimes d'une politique publique insuffisante, de l'irresponsabilité de certains propriétaires et de décennies de manque de prévention.
L'Association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" demande le retrait de cette disposition et la mise en œuvre d'un véritable plan national de lutte contre l'errance animale dans les territoires ultramarins, fondé sur la prévention, la responsabilisation et la protection des animaux plutôt que sur leur élimination.
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